Glissez un appareil du catalogue jusqu'à un rail — au doigt, un double appui
sur l'appareil le pose directement. Cliquez un module pour le régler,
double-cliquez pour l'ouvrir ou le fermer.
Suppr retire le module sélectionné,
← → le déplacent d'un pas. Le badge AC signale un appareil pour
le courant alternatif, DC pour le courant continu (panneaux, batteries).
Câblage : le bouton Câbler fait apparaître les bornes ;
cliquez une borne puis une autre pour tirer un fil. Rouge = phase ou +, bleu = neutre,
vert = terre, noir = − continu. Cliquez un fil pour le sélectionner, puis
cliquez l'une de ses extrémités : elle se décroche et suit le curseur, un second clic
la repose sur la borne de votre choix. Le glisser-déposer fonctionne aussi ;
Échap annule. Un double-clic sur un fil fait défiler les couleurs
du réseau : rouge → bleu → vert/jaune en alternatif, noir → rouge → vert/jaune
en continu. Une couleur que les bornes n'admettent pas est enjambée.
Les bases pour comprendre ce que vous construisez — avant de toucher à un vrai tableau. Point de départ pédagogique : toute installation réelle doit être réalisée ou vérifiée par un professionnel qualifié, dans le respect des normes en vigueur.
Le courant alternatif inverse périodiquement son sens (50 fois par seconde) : c'est celui du réseau et des prises. Le courant continu circule toujours dans le même sens, du + vers le − : batteries, panneaux solaires, électronique.
Pourquoi ça compte : un appareil conçu pour l'AC ne coupe pas le DC en sécurité. En alternatif, le courant passe par zéro cent fois par seconde et l'arc s'éteint de lui-même ; en continu, rien ne l'interrompt. D'où des appareils marqués « DC », avec leur propre calibre en courant et en tension.
Un coffret ne reçoit que des appareils modulaires au format rail DIN (17,5 mm). Le régulateur MPPT, le parc de batteries et l'onduleur sont de gros boîtiers autonomes : on les monte à part et on les relie au coffret par câble, à travers un sectionneur, un disjoncteur ou un fusible.
La chaîne complète : panneaux → sectionneur DC → parafoudre DC → régulateur MPPT → batteries → fusible DC → onduleur → disjoncteur AC → différentiel → prises et éclairage.
Règle d'implantation : l'arrivée en haut à gauche, les départs vers le bas et la droite, les protections générales avant les protections divisionnaires. Un tableau se lit comme une phrase — de l'amont vers l'aval.
Le calibre d'une protection ne se choisit pas d'après la puissance de l'appareil, mais d'après la section du câble : le disjoncteur protège le conducteur, et par lui le bâtiment.
| Section | Calibre usuel | Usage courant |
|---|---|---|
| 1,5 mm² | 10 A | Éclairage |
| 2,5 mm² | 16 à 20 A | Prises |
| 4 mm² | 20 à 25 A | Prises spécialisées |
| 6 mm² | 32 A | Plaque, chauffe-eau |
| 10 mm² | 40 à 50 A | Liaison de tête |
| 16 à 25 mm² | 63 à 100 A | Batteries, arrivée générale |
Sur une grande longueur, la section se calcule aussi contre la chute de tension : un câble trop fin fait chuter la tension, chauffe et gaspille. En continu basse tension, où les courants sont élevés, le problème arrive vite — 3 000 W sous 48 V, c'est déjà 62 A.
La terre évacue vers le sol tout courant qui s'égare sur une masse métallique. Elle ne protège pas seule : c'est le couple terre + différentiel qui sauve. Sans terre, le différentiel n'a rien à détecter ; sans différentiel, la terre ne coupe rien.
Une prise de terre de mauvaise qualité rend l'installation entière illusoire : c'est le premier point à mesurer, pas le dernier.
Ce code permet à quiconque intervient, des années plus tard, de savoir sans ambiguïté ce que chaque fil transporte. Le vert-jaune est réservé à la terre : il ne sert jamais à autre chose, dans aucun pays.
| Appareil | Contre quoi | Protège |
|---|---|---|
| Disjoncteur | Surcharge et court-circuit | Le câble |
| Différentiel 30 mA | Fuite vers la terre | Les personnes |
| Différentiel 300 mA | Fuite importante | Le bâtiment — incendie |
| Parafoudre | Surtension transitoire | Les équipements |
| Fusible | Court-circuit à fort courant | Batteries, chaînes PV |
| Sectionneur | Rien — il isole | L'intervenant |
Aucune ne remplace l'autre. Un disjoncteur ne voit pas une fuite à la terre ; un différentiel ne voit pas une surcharge. C'est leur empilement qui fait la sécurité d'une installation.
Sur un défaut, seule la protection la plus proche doit s'ouvrir : le reste du logement continue de fonctionner. On l'obtient en donnant à l'amont un calibre et un temps de coupure supérieurs à ceux de l'aval — au minimum un rapport de trois entre deux étages.
Un tableau où le disjoncteur général saute à chaque défaut d'un circuit terminal est mal coordonné, même si chaque appareil pris isolément est correct.
La majorité des feux d'origine électrique démarrent au tableau : une borne mal serrée qui s'échauffe, un conducteur sous-dimensionné, une cartouche de parafoudre en fin de vie. Le temps qu'on s'en aperçoive, le coffret est perdu.
U la tension (V), I le courant (A), R la résistance (Ω), P la puissance (W), E l'énergie (Wh). Un radiateur de 2 000 W en 230 V appelle environ 8,7 A — de quoi choisir le calibre. Le même radiateur sur un onduleur 48 V tire environ 42 A côté batterie : c'est là que se joue la section des câbles.